Sociable - Le Québec bâtit son réseau social sans les GAFAM

Sociable - Le Québec bâtit son réseau social sans les GAFAM

Synopsis

Épisode spécial : Patrick et Steve reçoivent Jean-Luc Trussart et Jean-François Poulin, deux des artisans de Sociable, la coopérative de solidarité qui construit une plateforme communautaire pour le Québec. Jean-Luc enseigne l’UX, l’UI et les médias interactifs au collégial, dirige la firme de formation en ligne Vecteurs et Leviers et a co-signé un livre sur l’usage intelligent de l’IA pour apprendre. Jean-François, lui, cumule trente ans de numérique et près de vingt ans d’UX, entre l’Apéro UX et sa chronique dans Mon Carnet. Les deux sont bénévoles sur le projet — comme tout le monde autour de la table.

Sociable, c’est un projet né dans la foulée du Panier bleu, mais construit à l’envers des gros projets numériques québécois : coop sans but lucratif, open source, grassroots, sans levée de fonds et sans échéancier imposé. L’équipe explique la vision — un réseau où on peut valider que les comptes sont de vraies personnes, où l’utilisateur garde le contrôle de ses données, où les médias et les PME n’ont plus à se mettre à genoux devant Meta pour être vus. Et surtout, une plateforme pensée pour le territoire du Québec plutôt que pour la langue française seulement : anglais, espagnol, arabe, langues autochtones.

La conversation dérive vite vers le fond du problème. Nos écoles sont sur Classroom, nos villes et nos gouvernements sur Teams : si Microsoft plante demain matin, les trois paliers arrêtent de fonctionner. Steve rappelle qu’on parle beaucoup de souveraineté des données sans jamais nommer qui opère l’infrastructure derrière. Patrick raconte l’échec de trouver un processeur de paiement canadien pour une plateforme de sécurité, et lance l’idée qu’il faut recréer un Visa canadien. L’équipe revient aussi sur le lobby Microsoft à la Ville de Montréal, sur les appels d’offres au plus bas soumissionnaire, et sur le vrai débat autour de l’âge minimum sur les réseaux sociaux — frapper Facebook plutôt que les jeunes.

Gros bloc sur l’IA et le développement : le flot design → code qui a permis de coder en une semaine ce qui traînait depuis six mois, la fin de Figma pour le prototypage, le passage de programmeur à architecte, le hackathon Soignons la tech où des médecins ont bâti leurs propres interfaces, la gestion des permissions des agents, et une astuce concrète — demander à l’IA le script Python qu’elle génère en arrière-plan et le rendre déterministe, plutôt que de brûler des dizaines de milliers de dollars en jetons d’API. Puis les questions de fond de Sociable : définir un algorithme qui n’en est pas un, concevoir l’hygiène numérique sans surveiller les gens, chiffrer le clavardage de bout en bout tout en gardant un fil public. On termine avec les nouvelles : les infrastructures essentielles frappées par les groupes Cyber Av3ngers et Handala, et Desjardins qui s’en va héberger des données financières chez un fournisseur américain — alors que des nuages canadiens existent et que personne ne les connaît.

Crew

Nos invités

Liens et ressources

Sociable

Jean-Luc Trussart

Jean-François Poulin

Patrick

News de sécurité

Steve

Infrastructures essentielles et secteur de l’eau

Rançongiciels

Vulnérabilités et correctifs

IA, santé et vie privée

Souveraineté des données (sujet proposé par Jacques)

Shamelessplug

Crédits

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Épisode 0x298 - Le Québec bâtit son réseau social sans les GAFAM

Bonjour tout le monde. Bienvenue à l'épisode de la French Connection. Cette semaine, je suis avec Steve. Bonjour, bonsoir. Et les petits épisodes spéciaux, cette semaine on va parler du réseau social sociable, notre nouveau réseau qui s'en vient pour le Québec. Et pour ça, on va parler avec Jean-Luc Trussart et Jean-François Poulin.

Bonjour Jean-Luc. Allo, merci de l'invitation pour parler du réseau. Yes. Jean-Luc,

Jean-Luc Trussart - UX, pédagogie et IA

tu es enseignant au collégial et tu fais une formation de conception en ligne Vecteur et Levier. En plus, tu as fait un livre, co-auteur sur un livre de Léa, ton allié pour apprendre ». Est-ce que tu veux nous en parler vite, vite, un petit peu de tout ça? À base, je suis prof au collégial en UX, UI, SEO, puis médias interactifs, donc tout ce qui ne touche pas à la sécurité.

Donc, c'est moi qui apporte des problèmes au TI puis aux gens en sécurité. Puis de l'autre côté, j'ai ma firme de conception de formation en ligne où on développe des formations, entre autres sur l'IA, puis par ce fait même-là. on a été appelé à écrire un livre sur l'IA parce qu'on trouvait que les jeunes l'utilisaient tout croche.

Ils se faisaient dire à l'école que c'était dangereux, qu'il fallait... qu'il s'était triché. Fait qu'on trouvait important de ramener le débat sur est-ce que tu l'utilises intelligemment pour apprendre? Oui, merci Jean-François. Donc, c'est... Dans le fond, pour aider les jeunes à bien l'utiliser et de faire attention à tout, oui, le volet de sécurité, mais le volet de confidentialité qui est vraiment important.

Donc, c'est pour ça qu'on a publié ça au printemps passé. Excellent. Merci d'être là. Puis Jean-François, toi, tu es au niveau UX à ton compte. Explique-nous ça.

Jean-François Poulin - 30 ans de numérique

Ça fait trente ans que je suis dans le numérique. Ça fait quasiment aussi longtemps que je suis dans l'UX. En fait, l'UX s'appelle l'UX, je pense, depuis deux mille neuf. Je suis dans l'UX depuis deux mille neuf. Je suis derrière des événements en UX aussi. Tout le monde UX depuis deux mille neuf.

On l'a arrêté quelque part en deux mille vingt-et-un. C'est devenu Apéro UX. Je fais un podcast aussi avec Bruno et Guglielminetti. Enfin, je fais une chronique UX dans le podcast de Bruno Guglielminetti qui s'appelle « Mon carnet ». Donc, je fais l'UX. Je suis avec Denis Talbot aussi de temps en temps le mercredi soir.

La chronique UX là aussi. Comme vous voyez, je suis un peu passionné de ça. Puis moi aussi, je donne de mon temps dans le sociable, évidemment. Parce que c'est une belle cause. Puis c'est quelque chose qu'il faut qu'on mette en place. Puis à un moment donné, il faut se retrousser les manches.

donner ou redonner un peu la société dans laquelle on est. Dans mon métier, c'est du UX, c'est de la conception de systèmes complexes, préférablement. Je fais des contrats là-dedans en tant que consultant depuis plus de dix-sept ans, depuis deux-mille-neuf. Donc, c'est ça. Contactez-moi si vous voulez avoir quelqu'un qui est en charge de votre projet numérique, mais qui surveille ou qui remet l'humain au cœur de l'équation.

C'est surtout ça. Je ne suis pas un tech. C'est ça le plus compliqué au final. C'est vraiment ça qui est le plus compliqué. Petite note rapide, comme ça, dans le rapport du marché de l'autorité publique, dernièrement, il mentionnait que les gros projets numériques de la province de Québec ont un peu merdé à cause de ce manque d'analyse en amont, de remettre l'humain et les considérations humaines au centre de l'évaluation.

Et même quand tu leur dis qu'ils n'écoutent pas, ils ne veulent pas l'entendre. C'est ça le pire. J'avais rencontré dans un événement une chargée de projet de la CAQ, je pense, qui m'avait dit « Ah, l'équipe UX, on l'a foutu à la porte dès le début du projet. Ils nous emmerdaient avec leurs questions.

» Ah, ben ouais, c'est sûr. Ça commence mal, mais c'est ça qu'on fait. On remet en question. Moi, je l'aime, celle qui a fait le projet de cette ligue. Elle a fait de l'agilité à cinq cents personnes dans une salle. Parfait, ça. C'est merveilleux. C'est merveilleux. Mais tout ça pour dire qu'on est les trois qui participent à créer ce nouveau réseau socio-sociable.

Je voulais que vous soyez avec nous ce soir pour en discuter. L'un des grands points, j'ai été intégré via Dominique Sigouin qui est aussi dans ça, qui est des fois sur notre podcast, que vous devez pas mal tout le monde connaître. Et l'idée au point de départ, c'était d'aider un peu côté sécurité, puis voir comment avoir un réseau social qui réduit, si on peut dire, les impacts de ceux d'aujourd'hui, tous les effets dopamine avec les algorithmes.

Et toute la fraude en ligne parce que c'est rempli de comptes, de boîtes avec de la fraude tout le temps. Et donc, voir comment on pourrait réduire ça. Évidemment, tu ne peux pas enlever ça à cent pour cent, mais on peut l'améliorer de grande manière. Je pense qu'on est sur une bonne direction.

Ça, c'était ma vision des choses, de rentrer là pour aider là-dessus. Ça a évolué un peu plus. J'aide au niveau développement, architecture, infra, tout ce qui touche au TI finalement. Mais j'aimerais ça avoir votre vision, au moins expliquer c'est quoi Sociab. Je pense que vous avez une meilleure description que moi.

Et je te laisse parler, Jeff.

Sociable - une coop née après le Panier bleu

Moi, je suis arrivé dans le projet. Ça faisait déjà deux ans que ça discutait, qu'on fondait une OBNL, une coop. Derrière ça, il y avait Patrick Pierra, Steve Proulx. Tout le monde est encore là. Et... Oui, c'est quand tu m'as mis devant, ça m'a désarçonné. J'avais oublié que le StreamYard pouvait faire ça.

Donc, oui, c'est ça. Je suis arrivé l'année passée en avril. Puis, j'ai vu que… Puis, on s'entend, c'était à la fin du panier bleu avec tous les abus qu'a pu représenter ce projet-là au niveau des subventions, etc. Puis, j'ai découvert qu'il n'y avait personne de vraiment technologique dans le projet, qu'il n'y avait personne qui s'occupait vraiment de cet aspect-là, de dire, bien, on s'en va où, on fait quoi, on fait-tu… Il y a-tu des interfaces?

Il n'y avait rien qui avait été fait à ce niveau-là. Il y avait beaucoup de discussions sur… comme ça arrive souvent dans des gros projets, mais il manquait ce petit morceau-là. Ce petit morceau-là, mais gros morceau-là, en fait, parce qu'il regardait acheter potentiellement des technologies, aller chercher du financement à la hauteur de, je pense, de deux points cinq millions à l'époque.

Ce que j'ai injecté un petit peu là-dedans, c'est de dire « est-ce qu'on peut aller chercher des gens qui connaissent la technologie? » Même moi, je ne me mettais pas dans ce truc-là. On parlait d'aller chercher une personne, un CTO, on parlait d'aller chercher cinq ou six. Il y a toi qui as levé la main, il y en avait cinq ou six autres qui se sont levé la main, puis comme le bénévolat est skillé, il y en a qui sont partis, qui sont venus, puis tout ça.

Puis, on a réussi à monter quelque chose sous l'hospice du open source, de quelque chose qui allait être fait grassroots, pour vraiment essayer de faire quelque chose qui est contraire à tous les gros projets qu'on voit en ce moment. Puis, tout ce qui vient dans le numérique, puis on pourra peut-être en parler aussi, Patrick, de ce qu'on a créé comme flot de création entre…

Le design et le dev, on s'entend, le domaine du numérique, par des exemples comme ça, va changer complètement dans les prochains mois. Ce qu'on est en train de faire, ce qu'on a pu mettre en place depuis l'année qui vient de passer, autant ça allait très doucement, on intégrait, on y allait avec des méthodologies plus classiques, quand est arrivé…

Moi, j'ai pris connaissance de Claude Design. J'ai pu refaire toutes les maquettes avec Claude Design. Puis, tu les as reprises et passées directement. Puis, tu pourrais décrire toi-même le flot qui a été mis en place. Mais pour moi, en tant que designer, en tant que personne qui est dans le numérique depuis trente ans, ça change complètement, complètement la donne.

C'est là encore, quand tu vas voir des gros projets numériques, ça nous prend des agilistes, ça nous prend des chargés de projet, ça nous prend des architectes d'entreprise, ça nous prend des analystes d'affaires. À un moment donné, tu te dis, pose la question, est-ce que c'est vraiment utile d'avoir tout ça, considérant ce qu'on est en train de vivre là, où on passe du design directement au code avec quelqu'un comme toi, avec Jean-Luc aussi ?

qui pourra en dire son bout là-dessus. Mais moi, je trouve que la donne a changé complètement dans le design, dans la création d'initiatives numériques quand même assez costaudes. On ne parle pas d'une petite app qui va chercher des trucs anodins. On parle d'un réseau social dans lequel on va avoir tout prévu et il n'y a pas personne.

Tu le savais au début, j'étais très prudent sur cette approche-là. Puis j'ai trouvé qu'on y est arrivé, qu'on est quand même capable de poser quelque chose qui n'est pas pire au mieux, qui n'est pas parfait. On en parlait encore ce matin, mais ce n'est pas pire que de mettre cinq développeurs là-dessus pendant un an.

C'est les mêmes phénomènes d'un code qui n'est pas nécessairement parfait, d'un code qu'on va devoir peut-être revoir dans deux ans. Il y a des... Mais on est plus rapidement en mesure d'arriver à un prototype utilisable par une clientèle avec cette nouvelle méthodologie-là. Bref, mon implication dans le social, ça cumule et ça culmine maintenant avec cette arrivée en mode alpha et bientôt en mode bêta.

Puis dans le fond, moi,

Le rêve - éthique, authentique, sans dépendance

j'embarquais au point de vue du rêve. Donc, on se disait, on voulait avoir un réseau social qui serait éthique, qui serait authentique, qu'on pourrait valider que c'est des vraies personnes qui parlent, qu'il n'y aurait pas de dépendance, qui serait local, que les médias seraient plus obligés de se mettre à genoux devant Meta.

pour être capable de juste mettre un lien dans leur publication, puis ne plus avoir de portée. Puis, moi, ce qui m'aimait vraiment me chercher, c'était être capable d'avoir le contrôle sur mes données. Actuellement, tous les médias sociaux me volent mes données. Ils les utilisent pour revendre la publicité.

Mais je ne consente pas toujours à ça. Donc, au début, c'était vraiment l'idée. Puis là, plus qu'on avance, plus qu'on a fait des maquettes, qu'on a réfléchi, avec l'IA actuellement, avec le workflow que tu as mis en place, Pat, on arrive à... pouvoir passer de l'idéation vraiment à concrétiser et dire, bon, on a quelque chose qui fonctionne, qui est validé par différents agents.

Puis, bien, ce que Jean-François ne voit pas ou ce qu'il voit pendant que je fais quelque chose, tout le monde avec sa vision, plus les agents, on est capable de venir travailler à développer beaucoup, beaucoup plus rapidement, de lâcher les discussions et d'arriver à, bien, arriver à un résultat réel qu'on va pouvoir tester.

Puis là, ça nous permet d'apporter des questions de fond sur dire, par exemple, ce matin, on parlait au point de vue de sécurité, l'encryption par tel élément, le clavardage, de quelle manière on va le faire. La confidentialité, comment on va la traiter. L'algorithme en arrière, on n'en veut pas, mais en même temps, on se rend compte qu'on n'a pas le choix d'en avoir un parce que sinon, on va se faire flouder tout le temps.

Comment toutes ces questions-là qui deviennent enfin, pas juste la rhétorique, qui deviennent concrètes, là, ça commence à être intéressant de dire, OK, on a un vrai cas problématique qu'on veut un réseau social éthique, mais comment on fait ça aujourd'hui, un réseau social éthique ?

Et si tu permets,

Coop de solidarité, multilingue, ancrée au Québec

il y a un facteur qui est important aussi et qui m'a attiré dans l'aventure, c'est que c'est une coop. Pas que les coops, c'est mon modèle favori, mais coop sans but lucratif. On vise vraiment à servir les gens. Quand je disais tantôt, on a aussi fait ça en crowdsourcing, on l'a fait de la base vers le haut.

Pour moi, c'est hyper important en deux mille vingt-six ans. On a quelque chose à prouver idéologiquement que Il y a du monde qui peut se mettre ensemble et faire un projet. C'est un projet qui a vraiment un but sociétal. Je le dis, je sais qu'il y a d'autres initiatives au Québec et au Canada dans cet objectif-là, mais c'est des équipes précises d'entreprises ou d'organisations, de compagnies de marketing ou peu importe.

Et on ne sait jamais ce qu'il y a derrière. Comme dirait l'autre, quand c'est gratuit, c'est toi le produit. À quelque part, il y a un peu de ça là-dedans aussi qui me motive beaucoup à faire ce qu'on fait là en ce moment, puis qu'on a fait avec le budget, puis qui va nous amener potentiellement à avoir une petite équipe.

Il n'y a pas la prétention que ça devienne un truc multimillionnaire, mais ça va tenir plus de la coopérative d'agriculteurs qui va servir vraiment les gens dans une région, voire la région du Québec. Exactement. Un autre facteur important aussi, puis je l'ai répété souvent à tout le monde, je l'entendais souvent, « Ah, mais ça va être une coop, pas une coop, ça va être un réseau social français, québécois, franco-québécois.

» Et non, ça va être un oui pour le territoire du Québec, mais pas nécessairement français. On vise à avoir l'anglais, espagnol, arabe, les langues atikamekw, peu importe, les langues autochtones, pardon, atikamekw, etc. Pour moi, ça aussi, c'est hyper important. C'est que c'est quelque chose qui est rassembleur parce qu'on partage au moins le territoire.

C'est des trucs rassembleurs qui viennent de la base, puis c'est là aussi dans notre modèle qu'on va chercher au niveau d'authentification, c'est peut-être d'autres questions business, mais qu'on veut avoir des organisations qui vont venir s'arrimer à nous pour valider aussi les utilisateurs.

C'est peut-être un peu plus complexe, je ne sais pas si tu veux qu'on aille là-dedans, mais il y a quelque chose qui n'est pas fait ailleurs et qu'aucun réseau social mondial ne peut se permettre. C'est parce qu'on est régional qu'on peut arriver à faire ce qu'on veut faire là. Oui, puis je pense qu'on a toute une vision techno qui comprend, peut-être pas toutes, mais des grands besoins de société.

Écoles, villes, gouvernements - la dépendance à Microsoft

Les écoles, les villes, les grandes associations, on voit leurs besoins, on voit qu'ils sont tous dépendants de Microsoft ou de Google, puis on sait qu'on est capable de les remplacer avec pas tant grand-chose. Et tout le monde a un malaise. Il a l'idée d'être de la vie privée et de la sécurité.

Je pense qu'on a un gros pourcentage de ça en place. Et tout le monde a un malaise aussi à utiliser ces plateformes américaines ou autres. Il y a un côté colonisé. C'est Classroom dans les écoles primaires. J'aime le concept de Classroom. Je ne suis pas content que les kids soient là-dessus.

Six ans sur ce classroom, leurs données sont déjà au US. Ça n'a pas de sens. Et chatter sur Microsoft, même chose. Oui, oui. Et puis tous les teams dans tous les gouvernements et les villes. Imposés. Notre bureaucratie, toute notre gouvernance de pays et de province est déjà dans les mains de quelqu'un d'autre.

C'est fourré, là. Par contre, dans l'intérim, lorsque je lis, j'entends les gens me parler sur la plateforme, qu'est-ce qu'elle apporte. Les gens sont conscients. On entend le mot à la mode qui est la souveraineté des données. Et de plus en plus, ils veulent adopter une telle plateforme, les gars, comme vous avez monté.

Il y a un réveil, je pense. Oui. Oui, exactement. Tu as raison. Parce que le laisser-aller, tout le monde le voit, mais tout le monde se sent impuissant. Et ça va commencer avec des initiatives comme ça. Puis j'en ai parlé dans les derniers mois, tu sais, comment est-ce que l'Europe, eux autres, ils l'ont tiré à la plage sur Microsoft.

Puis là, ils s'en vont de façon autonome. Bien oui. J'espère que ça va être un effet boule de neige parce que Christy, Microsoft plante demain matin, le pays au complet, les trois paliers de gouvernance, ils arrêtent de fonctionner. Je le répète encore, je le dis souvent, mais c'est ça la réalité pareille.

D'avoir des PME, qui dépendent exclusivement de Facebook. Facebook, ils n'ont pas rien à faire, rien à cirer. Si tu n'investis pas des millions dans Facebook, tu n'es même pas un utilisateur. Et nos politiciens qui s'expriment sur X, tous nos politiciens sont là. C'est non éthique.

Éthique-talk. Et TikTok, il y a un moment, il y a l'éthique, surtout X, TikTok passe encore, mais TikTok, bon, enfin oui, je suis d'accord aussi. L'autre affaire, c'est qu'on l'a vu aussi dernièrement, en représailles, il y a des politiciens français et autres à travers le monde, surtout ceux qui sont avec la Cour internationale, qui ont été bannis d'avoir des cartes de crédit, d'avoir des courriels, tout ça, parce qu'ils sont à la merci des Américains.

Avoir un Microsoft, si quelqu'un décide aux États-Unis, « Hey, t'es plus notre ami », ou si même toute la province, on est complètement à la merci de se faire couper le... Puis pour aller un step plus loin, puis je sais que ça n'a pas rapport avec le réseau social, mais ceux qui nous écoutent,

Il nous faut une carte de crédit canadienne

c'est le temps de vous partir à une start-up pour recréer Visa Canada. Carte de crédit Canada. On dépend en sacrement des US. C'était ça qui était discuté sur le Discord aujourd'hui. Et l'Europe, ils l'ont fait le move aussi là-dessus. Ils sont en train de faire une carte, comme tu dis, carte de crédit européenne.

Il faut une carte de crédit canadienne, puis il faut un... Tu sais, c'est quoi? J'ai oublié le mot, là. Equifax, là. Il faut un truc... Une vérification d'antécédent, oui. Oui, parce que c'est l'Ouest, ça aussi. Full, les deux, là. Mais il reste pareil. Ce qui arrive, là, malheureusement, c'est qu'encore une fois, comme dans n'importe quel projet technologique ou un projet tout court ici, il y a toujours un manque de liquidité, d'injection de fonds.

Et là, quand tu en as un qui débarque avec une valise, qui a passé à la frontière, il dit « Moi, je m'en viens investir ici. » Il n'y a personne qui est capable de les accoter. Le Québec Inc. a de la misère à se soutenir et a de la misère à investir pour redonner. Il y a plein de sièges sociaux qui sont disparus encore.

Un des points qu'on cherchait, on cherchait une place pour les paiements en ligne canadiennes. La seule compétition directe à Stripe refuse de faire affaire avec moi. Je veux dire, comment tu veux compétitionner? Oui, je suis vraiment méchant. Pour une plateforme en ligne de sécurité, ils m'ont refusé ça.

J'ai ouvert Stripe, ils m'ont accepté en trente secondes. Mais c'est sûr que tu es perdant si tu refuses des clients local. Ça n'a pas de sens. Puis là, quand je lis leurs règlements, c'est comme pas de porno, puis pas de gambling, puis pas d'armes à feu. Je suis comme si, je ne suis pas là pour tout.

C'est pareil. C'est là que je trouve le projet intéressant parce que depuis le départ, tout ce qui a amené les membres de la coop à s'investir, c'est-à-dire qu'on est en réaction par rapport à des GAFAM. Puis là, on se ramasse à aller vers une action en disant, OK, mais nous autres, comment on peut rendre ça de la meilleure éthique?

Comment on pourrait le faire pour que nos jeunes, on n'ait peut-être pas besoin d'avoir une règle de réseaux sociaux en bas de quatorze ans ou en bas de seize ans, parce que la plateforme va être éthique, elle va éviter la dépendance, puis il va y avoir des barrières ou des garde-fous qui vont empêcher ces dérives-là.

Donc, on peut-tu, dans un projet de société, se donner une plateforme de communication globale qui va arrêter de sortir l'argent du pays pour l'emmener dans des GAFAM qui n'en ont rien à se tirer de nous autres. Puis là, bien, prendre cet argent-là pour chacun des organisations, chacune des PME, chacun des ministères en disant, bien, après, est-ce qu'on va mettre de la publicité sur Facebook?

On peut-tu prendre cet argent-là puis la mettre à développer une solution qui va répondre à nos besoins ici puis qu'on va être à l'aise d'utiliser puis qu'on ne se rend pas... Je n'aurais pas l'impression qu'on m'utilise et que c'est moi le produit à chaque fois que je suis dans la plateforme.

J'ai l'impression que la pensée magique en ce moment, je l'ai entendu dans des entrevues récemment, j'étais pas mal outré d'entendre ça, mais c'était de dire nos données sont souveraines, sont hébergées au Canada ou au Québec. OK, mais qu'est-ce qui drive, comme on l'a dit tantôt, c'est Microsoft qui est autour de ça.

Je l'ai entendu d'un chroniqueur dire « Ah non, on peut créer des bulles, je ne sais pas s'il va m'écouter, il ne va pas m'aimer, mais on peut créer des bulles souveraines au Québec. » Mais je sais que c'est un revendeur Microsoft. Ça ne marche pas, ça. Ce n'est pas la pensée magique en ce moment.

C'est un clown. Qui des grosses compagnies en ce moment qui sont établies à Montréal, qui revendent du Microsoft ou autre solution, qu'est-ce qu'ils vont faire? Ils vont se retourner sur du Open Source. Ils ne peuvent pas faire ça du jour au lendemain. Ils vont continuer à vendre du Microsoft et ils vont aller sur les tribunes dans les grands événements de Montréal et Québec en disant « Nous, on est souverains ».

Tu ne l'es pas, là. Pour continuer ce que tu disais, Jean-Luc,

Bannir les jeunes ou frapper Facebook?

l'affaire de l'âge, je l'ai dit dans un des épisodes précédents, mais tu as le groupe âge standard qui veulent bannir les enfants sur les réseaux sociaux. Je leur ai parlé, c'est très amical, on se parle de temps en temps, mais ce n'est vraiment pas la bonne solution. La bonne solution, c'est de frapper Facebook, pas de frapper les jeunes.

Ils vont trouver une manière de le contourner. Non, c'est ça. Puis après une demi-heure de discussion, j'ai posé des questions. Ça l'a toujours tourné vers ce point-là. Le point étant la finance. Puis à la fin, il a dit, oui, mais je ne peux pas aller dire à mon client qu'il n'investisse pas dans Facebook.

Il n'y aura pas les mêmes retours. Je lui ai dit, oui, mais c'est toi qui viens de causer le problème. C'est de ta faute. C'est toi, le gars de marketing, qui investis avec des clients dans Facebook. Puis là, tu dis que Facebook n'est pas gentil avec les enfants. Mais c'est l'argent qui drive les «features».

tu es coupable à cent pour cent. Puis là, tu t'en vas essayer de faire des lois fédérales pour couper les kids.

Mais là, on va voir. C'est toujours une question de courage et de leadership. Là, on va offrir une solution neutre. Open source. Tout ce que tu veux. Souverain, machin, programmé ici. C'est ça. Là, la solution. On est en train de la faire. Comme l'Europe est en train de dire qu'ils vont le faire.

On verra quelle compagnie s'intègre et font ça derrière. C'est une autre histoire. Mais nous, on a quelque chose de grassroots. Dans lequel, qui veut se joindre, venez vous joindre, venez nous aider. On a besoin d'aide. De ça, quel politicien, à un moment donné, va pouvoir dire...

hypocritement dire, le problème, c'est Facebook, il faut qu'on mette des règles. Non, non, attendez, vous avez une option. Dans les écoles, déjà, proposez donc, plutôt que de Microsoft, arrêtez d'aller chercher de l'OSB, allez chercher la meilleure qualité, puis investissez dedans.

Il y a quelque chose à faire avec ça. C'est un problème de société, ça, parce que, encore une fois, les gens, on l'a vu dans les dix, quinze dernières années, même vingt ans. Je te donne l'exemple avec le téléviseur. Au lieu d'acheter une télévision qui ne parle pas avec le reste de la planète, autrement dit, qui ne documente pas les habitudes de consommation, bien, ils achètent la télévision à cinq cents piastres parce qu'elle n'est pas chère, mais qui a fait quatre-vingt-cinq pouces de large.

Ça fait que là, ils comblent un besoin dans le sens qu'ils sont contents. Tu sais, la grosse TV moderne, mais fondamentalement, Ils s'exposent pareil. Ça clame la souveraineté des données. Je ne veux pas être un esclave électronique, etc. Mais ils font des choix basés sur les moyens économiques avec lesquels ils peuvent le faire.

C'est la même affaire avec toutes sortes de cossins dans la maison. Ils achètent toutes sortes de bebelles et tout le monde tripe le techno. Parfait, c'est le fun de triper le techno. Mais je crois qu'on est vraiment à la croisée des chemins sur... Le fait que là, les gens font un choix un peu plus éclairé.

Mais par contre, cet éclairage-là, c'est nous qui l'avons fait. Et je trouve qu'on ne rayonne pas assez fort pour que ça soit bien entendu. Parce que malheureusement, ça prend un effort supplémentaire pour le comprendre. Puis beaucoup de gens, malheureusement, c'est un constat de long terme, ils ont une fatigue mentale, puis ça ne va pas plus loin.

Oui, aussi. Oui. T'as raison.

Le lobby, les appels d'offres et le plus bas soumissionnaire

Puis ça, c'est tout un concept médiatique, mais plus lobby. En arrière, le côté business de Microsoft qui sont tout le temps là. Récemment, ils disaient au niveau fédéral, le lobby pour le gaz, ils sont allés parler à Carney presque deux mille fois depuis le début de l'année. Deux mille meetings.

Ça, c'est juste... Un exemple, mais c'est la même chose pour les Microsoft. Je ne sais pas les chiffres, mais c'est sûr que ce n'est pas cinq fois. Vous l'avez vu, moi, j'étais à la ville de Montréal quand Google avait gagné l'appel d'offres pour que ça se devienne la suite bureautique de Montréal.

Et qui est revenu après avec son crise de lobby? C'est Microsoft qui a réussi à faire retourner la vapeur après même un an et demi, deux ans quasiment d'installation de Google. Exact. Microsoft est rentré et c'est maintenant Microsoft à la ville de Montréal. C'est un gros lobby. Jean-François, il me semble que c'est une technicalité dans l'appel d'offres ou dans les contrats.

Bien sûr. C'est toujours ça. En éducation, ça a été la même chose. Mais il n'y a personne qui a mis ses culottes pour dire « ça va faire ce genre de niaisage-là? » Ils n'ont pas de colonne. Ils n'ont pas de leadership. Mais ils n'ont pas d'option. C'est pas vrai. Ils n'ont peu d'option.

Mais le problème, on retourne au problème TI. Non, on retourne au problème TI. Au gouvernement, c'est d'un, c'est les appels d'offres. Il n'y a pas personne qui a les culottes pour passer à côté du plus bas soumissionnaire. Exact. Mais les gestionnaires n'ont aucune connaissance.

Aucun courage. Des gestionnaires génériques qui ne comprennent pas la TI. Quand ils se font challenger par une compagnie, Oui, qu'est-ce que je fais? Ils font whatever ce qu'ils se font dire. Ils ne savent pas de quoi ils parlent. C'est plate, mais ça revient toujours à ça. Ils n'ont pas les ressources, ils n'ont pas le courage.

Ils ne le font pas parce qu'ils ne comprennent pas comment ça marche. Il faut des politiques qui viennent d'en haut. Dans le fond, je regarde l'éducation, le choix, c'était qu'on avait le choix entre Google et Microsoft dans le temps parce qu'il n'y avait pas d'autres soumissionnaires.

Il n'y avait personne qui voulait offrir du cloud. Puis là, nous, en éducation, Microsoft a dit « Non, non, on vous assure que nos données sont hébergées au Canada. » Google n'a pas pu le faire, donc c'est pour ça qu'on a été avec Microsoft. Oui, c'est ça. OK, il y a peut-être le concept de redondance des données qui doit quand même aller aux États-Unis, j'imagine.

Mais dans les choix, à un moment donné, tu y vas avec les options qui sont possibles. Puis là, tant qu'à être en réaction et devoir s'adapter aux outils, on peut-tu prendre le temps… Oui, mais là, parle-moi pas sur s'adapter aux outils. Il n'y a pas d'affaire de s'adapter aux outils.

Tu travailles en TI ou en quelque chose, tu n'es pas capable de t'adapter dehors. C'est clair, mais pour moi, Facebook, je passe ma vie à m'arranger pour que mes publications respectent leur algorithme pour être capable de sortir. Oui, c'est ça. Si j'avais un outil qui serait plus transparent, qui pourrait nous donner accès à de l'information de qualité, on ne serait pas là-dedans et on ne serait pas en train de se battre contre un outil et on serait en train de travailler pour la mission, la cause et les gemins.

Puis, dans notre face, l'adaptabilité en ce moment, la résistance qu'il y a face à l'IA. L'IA, c'est comme une cuillère. Elle va être evil. Tu peux arracher un œil avec. C'est bizarre. Mais on voit, autant dans l'UX que dans le dev en ce moment, je vois du monde qui font comme « Ah oui, mais là, si on fait un SaaS avec l'IA, la sécurité ne sera pas assurée ici, ça, ça.

» Ce n'est pas vrai parce que ce qu'on est en train de faire, on le fait avec toi, Patrick, tu es un expert en sécurité. Il y a des affaires qui… Oui, mais il y a là le problème.

Le marketing de l'IA contre la réalité du terrain

Le marketing de l'IA, c'est que ça fait tout tout seul. La réalité, c'est qu'il n'y a aucune entreprise qui a mis quelqu'un dehors pour l'IA à date. Microsoft et autres ont essayé, mais ils ont tous re-engagé. C'est ça le bug. Ils se sont tous rendus compte que tu as besoin de quelqu'un avec l'expertise pour le faire.

Est-ce que la personne va aller plus vite? Oui, c'est quelqu'un qui est augmenté par l'AI. Ça se peut que dans six ans, ce soit un discours différent, mais aujourd'hui, c'est ça. Si tu veux faire de la sécurité avec l'AI, puis tu mets Ginette, qui n'a jamais travaillé en TI là-dessus, elle ne sera pas capable.

Même si elle dit « Fais de la sécurité dans mon application », ça ne marchera pas. Et pourtant, c'est parce qu'avec toi qu'on a cette conversation. Il y a des grandes institutions financières, je n'aimerais pas à Montréal, qui obligent leurs employés à aller sur l'IA, puis mesurent le nombre de fois qu'ils vont sur l'IA pour corriger.

C'est du n'importe quoi. On ne crée pas une adaptabilité. On oblige à aller parce qu'on dépense des tokens. Je veux dire, la Silicon Valley, c'est les pires dans ça. Il y a deux ou trois ans, ils ont tous dit… across the board dans Silicon, vous devez utiliser l'IA puis d'en faire le plus possible.

Go! Puis là, dans la dernière année, on dépense le plus de tokens possible, donc on est hot. Non, t'es le plus incompétent de la gang si t'en dépenses le plus. Ça veut dire t'as aucune bonne gestion de comment tu fais tes choses. Hum-hum. C'est la même chose que… On a des gens qui contre-réagissent complètement avec tout plein d'histoires.

Quand j'entends parler des gens qui disent « Non, mais ça fait… » Oui, mais as-tu essayé? As-tu essayé de l'adapter à ton contexte de travail? Moi, j'ai essayé depuis avril, depuis ce qu'on disait tantôt que je fais avec Sociable. Je l'ai adapté à mes clients et ça fonctionne. Mais mes interventions en tant que UX, je ne peux pas dire à Claude ou à Magic Patterns que j'utilise des fois.

Je ne peux pas lui dire « Fais-moi une interface de ci et de ça, puis donnez trois pages de… » Ce n'est pas vrai. C'est un bon exemple. Vas-y. J'ai plein de sites que j'ai montés, des applications, je t'en ai partagé une couple. Je ne suis pas un expert UX. Ma phrase, c'est le même exemple que de Ginette que je viens de donner, même affaire.

J'ai dit, fais-moi une interface qui est UX adaptive, qui marche UX et ton meilleur UX. aucune idée quelles questions poser, mais j'ai dit, « Sois le meilleur. » Je t'ai envoyé l'interface. Tu m'as renvoyé un screenshot une demi-heure après. Tu avais huit questions claires et passées à côté.

J'avais aucune idée. Puis, j'étais comme, « Ouais, OK. Ça ne marche pas si tu ne le sais pas. » Tu comprends? C'est la même chose en sécurité ou en dev. C'est la même chose. Et elle ne va pas dans l'imagination. Si je lui demande, fais-moi un système de sécurité avec une gestion des groupes, comme ça, elle va me le faire.

Puis moi, je sauve un temps énorme à ne pas aller le rechercher dans des vieilles maquettes. Puis non, il me le fait. Mais je vais quand même devoir passer une heure ou deux à tweaker, à arranger. Mais c'est que j'ai quand même passé moins que la semaine où j'aurais probablement passé à adapter des maquettes sur Figma.

Je n'ai plus besoin de Figma. Je fais le système de sécurité, puis c'est fait. Mais quand je lui demande de comprendre le plan, je ne peux pas lui demander de dire, assieds-toi avec mon client pendant une semaine ou trois semaines. Non, ça ne marche pas. Ça ne marche pas. C'était des questions que je t'avais posées.

La première question que je t'ai posée quand tu m'as montré tes maquettes, c'est à qui tu t'adresses? C'est qui tes clients? pour voir si ce que tu montes là, ça sert à la cause. Puis c'est là où ça commence, ce genre de travail-là. C'est sûr qu'en tant que senior dans le métier, on tire bien notre épingle du jeu.

J'ai un peu peur pour les jeunes en ce moment, parce que c'est peut-être plus difficile. Oui, ça, c'est le double tranchant, c'est l'autre bord. Parce que là, Jean-Luc, tu vas pouvoir en parler, mais... Oui, bien, si on va avoir des seniors plus tard, il va falloir avoir des jeunes juniors qu'on va former.

Il faut les former, pas juste avec les rails, c'est ça le bug. Pas juste avec les rails, mais c'est ça. Parce qu'elle est utilisée adéquatement, c'est une affaire. Puis on le voit avec ce Siam, il est super bon pour mettre nos idées, le prototype, il est super bon. On va avoir un visuel qui va ressembler à quelque chose.

Vraiment rapide. Mais dès qu'on rentre dans le détail en disant « Ok, oui, mais ça, c'est quoi l'impact avec telle affaire, telle affaire, telle affaire? » Là, on se ramasse. Il n'est plus là. Il n'est plus là, non. C'est l'humain qui est là. Parce qu'on n'y a pas donné l'idée complète générale.

On y a juste donné l'interface, mettons. Puis on n'a pas cette analyse-là. C'est là que ça devient compliqué. Oui, exact. Puis tu sais, ça fait un an à peu près, je fais du… Je code AI temps plein presque. Puis… L'année passée, la première plateforme que j'ai faite, je l'ai donnée à quelqu'un dans le hackfest.

Je lui ai dit, tu la own, update-la. Il l'a changée à cent pour cent. Il n'y avait rien de bon. Ça, c'était trois mois plus tard que je l'avais faite à peu près. Là, je viens de rembarquer dedans pour finaliser les features. Ça n'a aucun rapport. Ce n'est plus la même chose que l'année passée.

En l'espace d'une journée, j'ai fait ce que j'ai fait à un mois voulant un an. Ça fait que la rapidité est plus là, ça se comprend meilleur. Évidemment, il y a des agents, il y a des skills, tout va plus loin. Mais le problème encore,

Tu n'es plus programmeur, tu es architecte

c'est que tu deviens un architecte, tu n'es plus un programmeur, tu es un architecte. Puis vu que tu es un architecte, il faut vraiment que tu comprennes ce que tu parles. Puis là, comme tu dis, mettons dans la plateforme, on fait un post, mais le post, il y a des réactions à six endroits, il y a des impacts plutôt à six endroits.

Il faut que ce soit défini. Il ne peut pas le deviner. Si tu dis à quelqu'un, la majorité du monde, on voit plein de monde se lancer à faire des plateformes et commencer à vendre plein de plateformes en ligne parce qu'ils aiment ça l'AI, mais ils sont tous de base. Dès que tu commences à y aller plus avancé, En tant que développeur, tu vas plus vite, mais ce n'est pas vrai que tu fais ça en deux ou trois semaines.

Une vraie plateforme qui se vend, c'est des mois et des mois pareils. Sauf que ça serait des mois et des mois avec cinq, six personnes. Là, tu es peut-être un ou deux. Il y a ça. Par contre,

Soignons la tech - les médecins codent leurs interfaces

j'étais dans un hackathon qui a été organisé par Soignons la tech, qui est une initiative qui vient des médecins omnipraticiens du Québec qui ont parti ça il y a un an, un an et demi, d'étudier un peu l'impact des technologies sur leur métier. Puis, vendredi, il y a deux semaines, j'étais dans un, j'appelle ça un hackathon, eux ont appelé ça un hackathon, mais ce n'est pas vraiment un hackathon parce que tu avais toutes les compagnies de Montréal et Québec qui font du logiciel, il y avait Petal, Omnimed, plusieurs compagnies comme ça.

Puis, l'idée du hackathon, c'était de mettre trois, quatre personnes de ces compagnies-là en face de trois cliniciens pour leur faire comprendre le besoin de parler aux gens qui desservent avec leur logiciel. Mais ils avaient aussi pris cinquante licences que Lovable avait fournies pour permettre de concrétiser à la fin de la journée les projets sur lesquels les cinq groupes s'étaient lancés.

À la fin de la journée, ce n'étaient plus les gens, les compagnies qui faisaient de l'interface, c'étaient les médecins. C'étaient les médecins cliniciens ou autres qui étaient sur Lovable et qui créaient les interfaces. À la fin de la journée, c'était présentable à quelqu'un, un numéro deux, je pense, chez Santé Québec.

C'était impressionnant. Évidemment, la mission de mettre les deux groupes en contact était… Ça reste une preuve de concept. C'est ça qu'il faut que le monde comprenne. Oui. Oui, oui, tout à fait. Mais on peut aussi imaginer qu'on s'en va vers un monde où les subject experts matter, qui sont souvent, pour moi, pas nécessairement les meilleures personnes pour faire de l'interface, ou les project owners ou les project managers, qui n'ont pas nécessairement des connaissances de programmation, vont peut-être être comme moi, être en mesure de dire, bien, moi, j'ai parlé à mes clients, machin, puis le patron, puis voici l'interface que je veux.

Patrick, fais-moi ça. Passe-moi ça dans le cruncher, puis ajoute les features. On est dans un monde où on vient d'enlever des « layers » Donc, si on parlait tantôt d'adaptabilité, l'analyse d'affaires, l'analyse fonctionnelle et autres, posez-vous des questions. Posez-vous des questions parce que les étapes de production d'un projet numérique qui vont changer, je ne dis pas qu'ils disparaissent, je n'irai pas jusque-là, mais ils vont avoir... À un moment donné, pas tout de suite.

Non. Comme tu disais tantôt, Pat, on est rendu des architectes. On donne des directions, on organise, on veille à l'assurance qualité. Puis après ça, on fait faire la job plate par l'IA. Mais moi, je suis toujours, mes jeunes ne seront pas remplacés par l'IA. Tu vas être remplacé par quelqu'un qui utilise l'IA puis qui charge moins cher ou qui est capable d'en faire plus que toi.

Ou qui va plus vite, tout simplement. C'est ça qu'on voit. On a réussi, Pat a réussi en une semaine à coder l'interface de sociable que ça faisait six mois qu'on travaillait dessus. Puis là, cette semaine, on a développé un autre module. Il n'est pas parfait. Il est loin d'être parfait.

Il y a plein de bugs. parce qu'il y a des questions qu'il n'était pas capable de faire, mais on a un visuel qui se dit, enfin, on peut se poser les bonnes questions sur les enjeux en lien avec la plateforme pour la ramener à notre mission première. C'est niaiseux dans un certain sens, mais sans ce visuel-là, on n'avait pas les questions.

Non, c'est ça. Ça va plus loin. Oui, c'est ça. Moi, pour le prototypage face à mes clients, avant, j'allais dans Figma, mais Figma... Avant d'être capable de relier, la plupart de mes designers, ils ne reliaient même pas les écrans entre eux, ils faisaient des maquettes, puis ils ne les documentaient pas, ils ne disaient pas ce que ça faisait.

Alors que là, maintenant, quand je fais un prototype dans Claude, dans Magic Patterns ou n'importe quoi, je rentre la raison pour laquelle je veux avoir tel bouton à telle place, puis telle affaire à telle place. Et quand après ça, je redemande les raisons, puis quoi qui est connecté avec quoi, là, j'ai un peu le rôle que l'analyse d'affaires faisait, mais toutes mes règles d'affaires sont dedans.

Je peux spinner ça alors que toute cette question de prototype est beaucoup plus évocatrice, beaucoup plus rapidement pour mes clients. Moi, je suis devenu vraiment plus efficace face à mes clients avec des outils comme ça. Oui, et là, la différence, c'est de dire qu'est-ce qui fait quoi.

Puis là, ça se construit presque, pas par magie, mais c'est là qu'elle va se caler. En fait, le danger, c'est qu'elle va prendre des initiatives et pousser des choses un petit peu plus loin. Puis ce n'est pas un mauvais danger. C'est un danger auquel il faut être aux aguets parce qu'il va te dire « Ah, j'ai fait telle affaire.

» Tu vois, dans ma plateforme personnelle, celle que je suis en train de mettre en place, le problème que j'ai pris, dans le dernier mois ou deux,

Quand l'agent complexifie tout et demande des permissions

elle s'est mise à complexifier les choses. Pas que ce n'était pas bon, mais à chaque fois que je lisais un plan, j'étais comme, « Oh non, même moi, je ne comprends pas ce que tu dis. Qu'est-ce que tu veux dire? » Il me le faisait en langage plus simple parce que je ne suis pas vite-vite.

Je me suis dit, « Ce n'est pas en tout ça que je t'ai demandé. » Elle aurait fait le même résultat, mais il m'a rajouté douze fichiers, cinq cents lignes. J'étais comme, « Non, non. » Fais juste un « if » ici. Ah, mais oui, c'est une belle solution. Je suis comme mon sacrement. Tu le manges bien.

Il t'ajoute des permissions. Il te demande des permissions de plus tantôt. « Hey, j'ai besoin d'aller sur Internet pour faire ça. » Non, tu n'as pas besoin d'aller sur Internet pour regarder mon fichier que tu as déjà accès. Donc, la gestion des permissions est super importante. Quand tu utilises l'IA, il faut que tu comprennes ce que tu fais.

Parce que si son terrain de jeu, son corps est sombre, tu n'es pas capable de te délimiter, il va penser que c'est ce qu'il fait. On l'a vu dans les nouvelles. Je ne sais pas si tu l'as dans tes nouvelles, mais là, tu as Anthropic, tu as ChatGPT, puis je ne sais plus quel autre qui est sorti.

Nos agents ont piraté d'autres entreprises

« Nos agents ont piraté d'autres entreprises. » Personne n'est en prison, by the way. Non, pas encore. Toi, demain matin, tu pirates un entreprise, tu t'en vends dedans. Eux autres, ils s'en vantent. C'est leur publicité pre-IPO. Ça a marché. C'est ça que tu dis. Ça a marché. J'ai aucun contrôle.

Mon affaire marche tout croche, mais c'est solide. L'action monte. Mais on est en même temps dans un sweet spot pour les startups, par contre, qui ne sont pas pris dans les moules. Il y a des grandes entreprises, ça va leur prendre du temps avant de requestionner les bonnes vieilles méthodologies, vont-ils dire, de l'agilité, de ci, de ça.

Ça, c'est clair. Faites ce que vous voulez avec ça, je ne vais pas dire des gros mots, mais continuez à faire comme vous faites là. Mais il y a des startups qui sont en train de démarrer. On sait qu'avec des flots comme on décrivait tantôt, de l'idéation au prototypage, si tu es pour avoir un investissement de deux cent mille, tu ne vas pas en mettre deux cent mille en programmation, tu vas en mettre peut-être cent mille en programmation et un autre cent mille en merchandising ou peu importe tout ce que tu as besoin de faire pour aller en mise en marché.

Surtout que si tu as cinq cent mille, tu vas en avoir quatre cent mille en mise en marché et cent mille en production. Christy, tu es en business bien plus vite. Les investisseurs, même les investisseurs, ne comprennent même pas en ce moment. J'entends des gens dire « oui, mais j'ai présenté un concept, je ne l'ai pas dit à l'investisseur, ça m'a pris cinquante mille du cinq cent mille qu'ils m'ont donné.

» Ils ne me croiraient pas si je leur disais que tout est fini maintenant. Alors que c'est un fait. On est dans un monde que même les investisseurs… C'est un avantage. C'est un avantage pour l'investisseur, mais il n'est pas prêt à y croire parce que c'est trop hors norme. Donc, on est quand même là.

Puis tu sais, on a eu cette problématique-là dernièrement. Si les gens ne croient pas que ça peut aller plus vite avec un flot comme ça, ils vont dire « Ah non, mais il doit y avoir des fers. » Fall back à l'ancienne méthode. Oui, oui, tout à fait. Puis le problème, c'est d'un, comprendre que c'est vrai que ça peut fonctionner comme ça.

mais qu'il faut vraiment que tu le structures comme il faut. Parce que sans la structure, bien évidemment, ça fait des choses tout croches. Puis, tu sais, là, je vous ai promis depuis trois, deux, trois semaines des agents meilleurs. Je les teste continuellement, puis ils sont pas si bons que ça.

La première version, fait que là, ils s'en viennent bons. Parce que ça change tout le temps. Fait qu'il y a tout le temps un petit quelque chose que tu te rends compte. Puis là, comme je dis, tu fais un âge en fait. Dans cette année-là, il y a plein de choses que je faisais tout croche que j'ai améliorées.

L'idée, c'est de suivre ceux qui codent ce module-là et ils te disent comment faire. C'est assez simple. C'est le même paradigme pour le front-end, pour le design. Ça va beaucoup plus vite. Ce n'est pas parfait. Le premier commentaire que j'ai fait à un médecin quand j'ai vu qu'il Il y avait trois pages de prompt.

Je ne sais pas quand il avait eu le temps de préparer ça, mais il avait fait trois pages de prompt. Puis, il allait chercher ça derrière. Je lui ai dit non, ça ne marchera pas. Puis, d'abord, ça se mettait à gratter. Puis, ça ne bougeait plus. Puis, il avait l'impression que c'était gelé.

Je lui ai dit non, vas-y avec des petits morceaux. Teste tes choses. Puis, c'est la même chose en design. Je lui ai dit, tu ne fais pas un dessin complet d'un coup. Je vais itérer, essayer des affaires. Pareil comme un architecte. Non, avec des petits morceaux. C'est pareil front-end que back-end.

Allez essayer, tester. De toute façon, il nous fait du n'importe quoi quand on met des prompts trop longs. Si je demande quatre corrections en même temps dans un AI, il va faire du n'importe quoi. Ça n'aura pas rapport avec la correction spécifique que j'ai demandé. Il va partir dans deux, trois directions.

Non, je le fais petit morceau par petit morceau. Ça va très bien, c'est un petit peu plus long. Mais c'est là où on en est. Là, il faut s'adapter. Ça revient au sujet qu'on avait tantôt. Il faut s'adapter, il faut tester. On est en mode test. Il faut travailler intelligemment avec ça et voir comment ça s'adapte à nos façons de travailler.

Puis actuellement, les entreprises mettent beaucoup d'argent aussi dans OpenAI, Anthropic, pour avoir des outils en ligne qui pourraient se faire en local. Donc, un petit script Python peut faire pas mal d'affaires souvent. Oui, oui, oui. Puis de l'information privilégiée à des entreprises américaines, on peut-tu se développer des scripts locaux qui vont à peu près faire tout ce qu'on a besoin.

Non, mais il y a un truc pour ça, là. Puis, By the way, Anthropic et autres analysent tous vos proms et les réutilisent dans leur affaire. Leur feature, c'est vos features. Mes idées, c'est leur idée. Oui, oui, c'est ça. Mais aujourd'hui, l'AI, on le sait tous, pas d'intelligence.

Mais la partie qui a l'air intelligente, c'est le modèle LLM, le grand modèle.

ce que vous voyez quand vous chattez ou vous codez, c'est le modèle qui est appelé, puis comment il vous répond. Si vous regardez le détail, à chaque fois où presque vous posez une question,

Remplacer les appels API par un script Python déterministe

il fait un script Python qui roule puis qui vous donne la réponse. Presque le quatre-vingt-quinze pour cent du temps. Quand vous développez quelque chose, puis que vous lui demandez quelque chose, il va faire un script Python, puis il va le générer en arrière, puis il va vous donner le code ou une réponse, peu importe ce que vous faites.

Il va vous donner le résultat. Si vous faites cette demande-là presque à tous les jours, c'est quelque chose de récurrent, vous n'avez plus besoin de l'AI. Tu lui dis, donne-moi le code que tu viens de faire en arrière en Python. Et voilà, c'est ton AI. C'est le même résultat que l'AI va te donner, mais il va être déterministique, il va être fixe.

Puis le problème que je vois, parce que j'ai accompagné plusieurs startups en AI, ils s'en vont utiliser des centaines de milliers de dollars en API token. Puis ils font des appels, puis ils font des appels. Puis là, je checke qu'est-ce qu'ils font. Je suis comme, les gars, tu peux remplacer ça par un script Python déterministique qui coûte cinq centaines à produire.

Puis tu viens sauver ton dix mille du mois. Oh oui. Puis tant qu'entraîner quelque chose... Le monde qui écoute, là... Oui, c'est ça. En train de ton outil qui va pouvoir s'adapter à ce que tu as besoin, plutôt que de toujours demander à être dans le nuage, à donner de l'information à un manager.

Vous allez voir, ils ont commencé à en parler. La nouvelle mode qui s'en vient dans les prochains mois, c'est l'AI qui s'auto-adapte tout seul. Savez-vous comment ça marche? Vous pouvez déjà le faire. Ça fait des mois que vous pouvez le faire. Quand votre script Python qui est déterministique ne marche pas, tu rappelles l'AI, tu dis « update-le ».

Et voilà, vous avez un robot automatisé qui s'update tout seul intelligemment. Pour vrai, ça va te coûter genre cinq cents par update, puis l'update va arriver peut-être une fois par mois. Ça va être une nouvelle feature qui va te charger full token. Ça s'en vient. Au début, il y avait les GPT, les API, les dossiers, les projets.

Tout ça, c'est des scripts Python. Si tu es capable de dire, à la place de développer un GPT ou n'importe quel outil en ligne, de développer en local un outil, et tu vois qu'est-ce qu'il fait, tu es capable d'avoir un log que tu n'as pas. Puis, eux autres, ils ne veulent vraiment pas avoir de log parce que s'ils se font poursuivre, bien, oh non, je ne sais pas ce que les utilisateurs font avec.

Mais si tu es capable, c'est ta machine. Moi, je prends l'exemple avec mes étudiants. Mes étudiants posent des questions sur mes cours parce qu'ils ne comprennent pas à ChatGPT ou n'importe quoi. Chat a plus d'informations que moi sur qu'est-ce que mes étudiants ne comprennent pas.

Puis de mon bord, bien, j'attends. Puis je ne sais pas qu'est-ce qu'ils ne comprennent pas. Parce que de toute façon, quand je leur crée un outil, je n'aurai pas d'informations. Anthropic ou Gemini vont tous me bloquer. Fait que toute cette bête discussion-là pour dire qu'on cherche du monde aussi, pour développer AI dans notre beau réseau social.

Puis là, on tombe dans deux... C'est un lab en même temps, c'est ça qui est le fun, parce qu'on apprend tout en le développant, puis on l'améliore en même temps. On a tous appris beaucoup. Oui, énormément. Puis, ce qui est le fun de ça en plus, c'est que là, on tombe vraiment dans le concept de

L'algorithme qui n'en est pas un et l'hygiène numérique

définir l'algorithme. qui est un non-algorithme, mais il en faut un, comme tu disais tantôt, parce qu'on ne peut pas juste dire voici A à Z tous les posts. Tu veux les filtrer. C'est plus un filtre qu'un algorithme. Il faut adapter ça. Tu as toute l'hygiène en ligne. Tu peux peut-être l'expliquer un peu.

C'est ton design, Jean-Luc. C'est toute la notion de ce que les entreprises comme Android ou Google avec Android et Apple avec iOS vendent comme du bien-être numérique, qui est juste une feature pour paraître bien. On cherche actuellement à comment amener cette hygiène numérique-là pour ne pas créer de dépendance, pour ne pas amener que les gens passent trop de temps sur la plateforme ou qu'ils rentrent dans des chambres d’écho.

Ce matin, on en parlait. Oui, c'était ça. On rentre dans une chambre d'écho, c'est ça qu'on veut, comment on peut ramener ça? Au point de vue de la confidentialité, si ce type de message-là, on a accès à cette donnée-là, on n'est pas supposé parce qu'on veut être transparent et éthique, ça nous amène plein de questions.

Puis là, actuellement, juste le bien-être numérique, Pour nous autres, on est en train de définir c'est quoi ça du bien-être numérique dans une plateforme éthique. Qu'est-ce qu'on veut que l'utilisateur ait comme information sur son utilisation de plateforme pour se rendre compte que c'est peut-être temps de prendre un break ou ce type de profil-là où c'est… C'est la blague, on disait, moi, sur la photo que je publie, Les gens vont pouvoir, je vais pouvoir voir combien de personnes vont avoir vu la photo.

Puis on se dit, ok, c'est intéressant. Et pour les, s'il y a de la pédophilie ou n'importe quoi, ou je me rends compte qu'il y a quelqu'un qui regarde ma photo cent vingt-huit fois aujourd'hui de mon enfant, j'aimerais peut-être ça le savoir. Mais en même temps, au point de vue de la vie privée, ça amène des enjeux.

Est-ce qu'on veut vraiment aller là à ce que cette information soit disponible? C'est un double tranchant, hein? Donc, quand on essaie de régler un problème, on ne règle pas nécessairement le problème. Dans le bien-être numérique, c'est de mettre les bons garde-fous dans une plateforme, expérimenter différents garde-fous pour arriver à un résultat qui va nous permettre d'avoir quelque chose qu'on vise à être plus éthique et qu'on va pouvoir réutiliser dans d'autres plateformes aussi par la suite.

Exact, parce que c'est juste l'affaire des vues. C'est de la dopamine par défaut, mais en même temps, c'est de la vie privée et en même temps, c'est de la sécurité. Tu t'en vas où avec ça? Ce sont toutes bonnes les réponses. Mais c'est la question. Ce qui est le fun à se poser pour ceux qui veulent se joindre à nous, c'est que pour la plupart d'entre ceux qui écoutent ce podcast, ça va probablement vous travailler.

Vous avez une job, vous avez des clients. C'est eux qui mettent la règle de ce qu'ils veulent avoir et qui est rarement celle qui bénéficie les humains. Nous, on est en train de créer quelque chose où on prend la population à plat et on se dit qu'est-ce qui va bénéficier l'humain.

Ce qui est hyper rare dans les milieux de travail et qui est bien le fun de faire dans ce qu'on fait là, on met On prend la base et on se dit, qu'est-ce qui va bénéficier les gens qui vont venir? Parce qu'on n'a pas un agenda caché d'exploiter telle donnée ou faire telle chose. Non, au contraire.

Puis ces réflexions-là sont importantes parce qu'on ne veut pas non plus donner l'impression qu'on est en train d'exploiter par maladresse.

Chiffrement bout en bout - le serveur ne doit rien savoir

En fait, l'objectif au final, c'est que l'organisation et le serveur n'aient aucune idée de ce que vous faites. Ça, c'est le end point. Ça va prendre plus qu'un an à arriver là. On commence par un chat qui est encrypté end-to-end de A à Z. C'est facile à dire, ce n'est pas facile à implémenter.

Mais essayez de penser comment tu peux avoir une plateforme qui est vie privée et potentiellement encryptée tout en étant publique dans votre chat. Je te partage une photo, mais moi, je suis l'admin de social, je ne suis pas capable de la voir. Mais si je suis ton ami, je la vois parce qu'elle est publique dans ton feed.

C'est beau ce papier, mais on ne se rendra pas là facile. Mais c'est ça l'idée qui doit être appliquée à tout, plus le concept d'une vraie personne, plus le concept d'avoir des vérifications et des gardes-fous, comme tu expliquais, pour l'hygiène numérique, mais aussi pour ne pas qu'il y ait de fraude, pour ne pas qu'il y ait de pédophilie et ces affaires-là.

On ne peut pas l'empêcher à cent pour cent, rien. Il va comme falloir avoir un petit morceau de tout. Au moins, on va pouvoir garantir aux gens que ce qu'ils vont avoir entre les mains, c'est un outil qui est neutre. Tu ne peux pas jamais dire ça quand tu es sur WhatsApp ou sur Facebook ou autre.

Tu es en train d'utiliser quelque chose et tu te demandes ce qu'on est en train de faire avec le message que tu es en train de passer. Rapidement et souvent, on voit qu'après ça, on a de la publicité sur une chose ou une autre. Au moins, ça va être comme un téléphone de l'époque où on avait un téléphone à cadran.

C'était un outil que tu ouvrais, qui était un petit peu plate, mais qui servait la cause pour laquelle il avait été fait. Il n'y avait pas de cachette derrière. C'est ça, je pense, qu'on essaie de faire. C'est de faire un outil. Ils ne sont pas parfaits au départ. Ça aussi, c'est un changement de paradigme.

On s'est fait dire souvent, quand vous allez sortir, il faut que ça soit bon, sinon les gens ne reviendront pas. Ce n'est pas ça qu'on essaie de faire. Ça se peut que ce soit un peu bancal quand ça sort, mais il faut que les gens comprennent que quand ils vont commencer à l'utiliser, si vous avez le goût de bicher, venez plutôt nous aider à le faire évoluer.

Ça, ça va être important que les citoyens en général, puis je pense de toute façon au début, ça va être des early adopters, les gens vont venir parce qu'ils sont intéressés à l'utiliser pour des raisons idéologiques, mais il faut que les gens comprennent que ce ne sera pas parfait au départ, mais j'espère aussi qu'on aura une petite communauté de plus que...

peut-être quinze, vingt personnes qui vont venir nous aider à plein de niveaux, ça, ça serait vraiment intéressant. Mais malheureusement, tu sais, je fais l'avocat du diable là-dedans, Jean-François, puis les gens, moi, de plus en plus, j'en rencontre, puis ils ont la mèche courte avec la tolérance, avec la compréhension.

Les gens, ils se font saigner à blanc avec toutes sortes de prix, d'augmentation de prix dans toutes sortes d'affaires. Tout à fait. Parce que là, ils voient plus le bon côté des choses. Fait que là, autant la bonté que t'amènes là-dedans, t'as un petit peu, je sais pas pourquoi, ce soir, ça téléphone.

Mais... Tout à fait, Steve. C'est complètement… Mais ça, on se l'est fait dire dans les mini-sondages qu'on a fait à date.

J'ai pas le goût d'un nouveau réseau social

Je n'ai pas le goût de m'abonner à un nouveau réseau social. Ça, c'est tout à fait dans les considérations qu'on a sur notre liste. On le sait que les gens ne veulent pas aller. Mais en même temps, ce qu'on est en train de concevoir, ce n'est pas tant un réseau social non plus. Ça va être un mix qui va ressembler peut-être à Slack.

Il n'est pas tout à fait dans la gamme réseau social non plus. Donc, On a quelque chose à prouver. Je suis d'accord avec toi. Ils ne vont pas venir si ça ne marche pas du tout, s'il y a plein de trucs qui ne marchent pas. Il faut qu'on soit bien balancé quand on va vraiment sortir à un plus grand public.

Mais en même temps, ce n'est pas un Facebook, ce n'est pas un Twitter. C'est quelque chose qui va appartenir à eux, tu sais. Il y a un élément d'adaptabilité là-dedans, puis ça va être de faire connaître ça et de donner des exemples. Accompagner les gens qui s'initient à la nouvelle plateforme, c'est certain.

Il y aura peut-être pas autant de succès chez l'adulte que de commencer ça avec une base un peu plus jeune. Et cette jeunesse-là va évoluer avec la plateforme après ça. C'est pas mal souvent ça, de toute façon. Moi, c'est des cégepiens et des universitaires qui rentrent dedans et qui aiment ça.

Je suis déjà content d'être ici ce soir avec vous parce que c'est une communauté, disons-le, assez gay. Que Patrick soit là avec nous et que le projet l'intéresse au point d'en parler dans son podcast, je pense que c'est la deuxième ou troisième fois que tu fais ça, pour moi, c'est déjà un gros gage de quelque chose qui est un bon signe pour tous les gens qui devraient regarder ça de l'extérieur.

Moi, je serais cynique si je voyais que c'était une équipe marketing qui faisait ça. Là, je vois qu'il y a Hackfest, puis toute la gang, puis tous les devs, puis Patrick Roy qui est venu nous rencontrer la semaine passée. Il y a quelque chose là-dedans. Tu sais, quand tu sens qu'il y a une communauté gay qui supporte le projet, je suis content.

Puis sur notre CA, on a des gens qui sont de Télé-Québec. Tu sais, il y a des gens un peu partout à droite et à gauche qui ont aussi des intérêts à se dire, il faut que ça marche. Ils sont là de bon cœur parce qu'ils n'ont rien à y gagner réellement en tant qu'institution. Mais c'est des gens qui...

Ce n'est pas sous-sol multimédia, notre affaire. On n'a pas tous le dynamisme. C'est des gens qui... L'idée, ce n'est pas de vendre de la pub. On a vu d'autres réseaux sociaux qui sortent par des compagnies de marketing. Le but, c'est de vendre de la pub. C'est plate, mais c'est ça.

Effectivement. Il va y en avoir sur cette plateforme-là, mais on s'entend aussi. Oui, vendre de la pub, mais c'est... C'est ça. La plateforme est objective. Ce n'est pas parce qu'il y a de la pub que c'est l'objectif de la plateforme. C'est deux choses différentes. Tu peux faire de la pub, mais ce n'est pas la manière que la plateforme survit.

Ce n'est pas du Google, ce n'est pas du Facebook. La pub, pour revenir à l'objectif, on parle aux besoins. Jean-François, tu as fait beaucoup d'ateliers UX avec des influenceurs, des villes, des… Ce n'est pas fini. Il y en a plein. Moi, juste là, je les vedais avec Snapchat, je m'arrache les yeux quand je vois qu'ils sont obligés, les jeunes, de se créer, d'envoyer une photo de leur iris pour s'en faire authentifier.

Ça me fait capoter que nos jeunes soient obligés d'utiliser ça. Mais quand je présente la plateforme à mes étudiants, à mes enfants, ils me disent « Réseau social, c'est mort. » « Oh, OK. » Nous autres, c'est la messagerie. En ayant ce type de commentaire-là, on se dit « OK. » Oui, c'est vrai.

OK, c'est quoi la messagerie actuellement qu'ils utilisent pour communiquer avec eux autres, entre eux? les données s'en vont où, puis là, comme un moment donné, tu commences à spinner, puis tu te dis « OK, mais pourquoi on n'a pas un système de messagerie à nous? » Oui, il y a des SMS, mais qu'est-ce qu'on peut faire là-dedans?

Donc, à chaque fois, ce n'est pas sortir une technologie ou une fonctionnalité qui va servir des impératifs financiers. Il n'y a personne ici qui est payé pour faire ce qu'on fait. On est bénévole, on fait ça pour le fun, les soirs, les fins de semaine, parce qu'on fait l'émission.

Le but, ce n'est pas de faire d'argent avec ça. Le but, c'est de répondre à un besoin. Pourquoi notre ville a besoin de payer Facebook pour être capable de me rejoindre pour dire qu'il y a un bris d'aqueduc en amont de chez nous? Il faut que je fasse bouger mon nom. il y a peut-être un gros questionnement en disant comment ça, on n'a pas une plateforme à nous pour être capable de faire ça, puis que mes taxes vont servir, pas enrichir un GAFAM, mais enrichir une plateforme qui va répondre à nos besoins.

Qui nous appartient. Puis faire travailler du monde un jour, mais En assurance qualité, en sécurité. Je crois que Jean-François vient de dire le mot-clé. S'ils développent un sens d'appartenance, c'est de cette façon-là, je crois qu'ils vont se sentir investis, puis ils vont davantage retourner, puis ils vont dire « Hey, oui, je vais contribuer.

» Il y a ça à développer. Parce que quand c'est dû encore une fois, c'est un parmi plusieurs, puis c'est à toi de servir, les gens vont tout simplement l'éliminer. La question qu'on a de plus depuis le début, c'est Oui, mais pourquoi j'irais là-dessus? On se pose nous-mêmes en disant pourquoi j'irais sur ce réseau social-là?

Qu'est-ce qui va faire que je vais lâcher les autres réseaux sociaux pour aller là? On a des pistes, mais on n'a pas le starter qui va faire que moi, je lâche tout, je ferme mes comptes et je m'en vais là parce que je sais que oui, il y a le volet éthique, il y a le volet... On le disait tantôt, il y a une phase, une courbe d'adaptation.

C'est inévitable. C'est normal. Il ne peut pas être du jour au lendemain. Non, c'est ça. Mais il faut trouver le point qui va faire que les gens vont vraiment décider de dire, OK, oui, la mission, ça fonctionne. OK, être open source, les valeurs viennent me chercher, c'est cool. Mais après ça, qu'est-ce qui fait que je vais passer quinze, vingt minutes à regarder cette plateforme-là plutôt que les autres?

Bien, c'est là, comment on fait pour attirer des gens. Mais je pense que le point que tu as dit sur les villes, c'est le point que je disais sur les écoles tantôt, c'est par là qu'il faut aller, parce que c'est sociétaire. C'est vrai que ce n'est pas normal d'aller sur Facebook pour savoir les poubelles, ils passent quand, sacrément.

Ça n'a pas de sens. Non, non, non. Je pense qu'il y a un côté très utilitaire qu'on va devoir, mais qu'on est en train, on le sait, on est en train de faire ça dans cette plateforme-là, qu'il n'y a pas dans rien. On n'aurait jamais pu faire ça avec un Skinny, un Mastodon ou un Blue Sky.

Ça n'aurait pas été la même chose. On est vraiment en train de mettre en place quelque chose qui tient, mais il n'y a rien qui... On appelle ça un réseau social pour simplifier ça dans la tête de tout le monde, mais ça va être un petit peu plus que ça, en fait, de réseau utilitaire.

C'est une plateforme communautaire, là. C'est une plateforme communautaire, techniquement. Il n'y a pas de nom inventé. Non, non, non. Je pense que la Slovénie, où ils sont bien en avance, aurait pu mettre quelque chose comme ça en place. Peut-être qu'ils vont vouloir en importer une instance chez eux, mais il y a quelque chose là-dedans qui va servir une communauté québécoise de façon souveraine, de façon utilitaire, surtout, comme tu disais, ça peut être…

surtout en changement climatique, de dire, moi, je sais, j'habite à Rimouski, j'ai mis mon code postal, j'ai les alertes autour de moi, je sais qu'il y a un feu, je dois évacuer la ville, c'est là que je vais aller. Oui, il y a un enfant qui s'est fait enlever, je vais avoir une alerte là, mais moi, pas au niveau de tout le Québec, faire paniquer tout le monde, ça va être une alerte régionale, là où je pense que le truc a eu lieu.

On a cette opportunité-là de faire quelque chose qui est ancré dans la régionalité, qui est ancré dans le Québec, mais qui va être surtout utilitaire. C'est un bon point de vue. Vas-y, Steve, excuse. Puis la feature, il y a ça en plus, là, by the way. C'est quoi? Cette feature-là est déjà en place.

Ah, elle est en place. Exact, oui. J'allais dire que, dans le fond,

Bénévolat et alertes régionales - la plateforme utilitaire

on a parlé aux OBNL, là, puis qui ont des enjeux de recruter des bénévoles, puis qu'au Québec, il n'y a pas assez de bénévolat qui se fait. Bien, la plateforme, pourrais-tu répondre à ce besoin-là? Promouvoir... les offres de bénévolat, les besoins de bénévolat, puis d'inciter les gens à participer dans leur communauté, bien, c'est-tu vraiment si compliqué que ça à faire?

Je ne pense pas. C'est une question de feature. Dès que tu tombes en concept communautaire, c'est là que ça marche. Je le dis souvent avec le Hackfest, trouver des bénévoles, c'est compliqué. La majorité du monde veut le résultat, ne veulent pas participer à la création du résultat, évidemment.

Mais dès qu'on va aux événements aux États-Unis, eux, c'est l'inverse. Ils ont trop de bénévoles, il faut qu'ils refusent. Mais le concept communautaire aux États-Unis est beaucoup plus grand qu'ici. Au Canada anglais aussi, je te dirais. Oui, hors Québec, évidemment. Le monde se parle, c'est très communautaire hors ici.

Je pense que c'est la plateforme ou le concept de plateforme qu'il faut mettre en place. qui pourraient aider, mais je pense que les gens sont prêts. Il y a plus de bénévolats au Québec, qu'on veut bien le dire, dans le sport amateur, tout ça, il y en a énormément, mais d'être capable de mettre en place un structure qui le facilite.

Tu crées un événement, veux-tu participer, veux-tu aider? C'est des petits détails, des petits détails à penser, je reviens au UX, mais c'est d'avoir deux boutons au lieu d'un pour dire, je veux participer, non, je veux embarquer, parce que l'organisateur d'événement va avoir dit, moi, je veux avoir vingt bénévoles qui font ci, ça, ça.

Puis si tu dis, je veux aider, tu vas pouvoir être mis automatiquement. Moi, le nombre de fois où j'aurais aimé offrir de l'aide, tu vois par où commencer, qui appeler. « Hey, j'ai un petit piton là et je peux aider. Je vais être une heure à l'avance. Les instructions me sont envoyées.

» C'est des détails à réfléchir à l'avance. Quand on y pense, quand on fait un système comme ça sur une base communautaire et utilitaire, c'est certain que c'est le genre de petit truc comme tantôt on parlait des alertes. Il y a des alertes. Si tu es inscrit dans une ville ou tu es inscrit avec un ordre professionnel ou autre, tu vas avoir des alertes en lien avec ça sur ton réseau à toi.

Ça a l'air anodin, ça a l'air un peu niaiseux à dire, mais c'est là, ton alerte va apparaître en haut dans ton fil de nouvelles, dans ta messagerie. C'est un détail, mais c'est un détail qu'il faut avoir réfléchi à l'avance quand on le fait, ce qu'on a fait. plus qu'on parle à des partenaires, plus qu'on se rend compte qu'il y a des besoins qui n'ont pas les solutions ou que les solutions ne sont pas adaptées.

Donc là, c'est en regardant avec la plateforme, en disant « Ok, nous autres, on appelle ça un réseau social, mais comme je vous disais pas tantôt, c'est une plateforme communautaire. Comment on peut répondre à des besoins criants pour des organisations ? Les médias qui ne peuvent pas publier leurs nouvelles parce qu'il faut mettre un lien dans les commentaires et qu'il n'y a plus personne qui les voit.

Les PME qui mettent beaucoup d'argent pour avoir un ROI, qui effanémiquent ces réseaux sociaux, mais qui ne se font pas voir pour encourager le commerce local. On se rend compte que plus qu'on parle de la plateforme, plus qu'il y a des besoins que celle-ci pourrait répondre, mais on n'a pas On n'a pas l'équipe, on n'a pas les bras pour être capable de tout mener ça d'un front.

Puis là, il faut être capable de le structurer pour arriver avec un produit, un MVP qui va être au moins fonctionnel, qui va répondre à certains besoins. Puis après ça, c'est plus facile de développer et ajouter des features qui vont répondre à des besoins. Puis il y a peut-être des partenaires qui vont pouvoir dire « viens d'être numérique ».

Je suis seul chez nous à travailler là-dessus, mais il y en a des spécialistes sur le bien-être numérique, il y en a des spécialistes sur le bénévolat, sur l'engagement qu'on va pouvoir à terme peut-être aller mobiliser puis impliquer dans le projet pour répondre à ces éléments-là.

Yes. Steve, as-tu d'autres points? Qu'est-ce que tu en penses? Non, je crois qu'on a découvert beaucoup en expliquant davantage ce qui est derrière l'intégration de cette plateforme-là. Puis, plus qu'on en parle, plus qu'on le met en démo, j'espère que tu leur as réservé un créneau durant le Hackfest, parce qu'il n'y a rien de mieux que d'avoir du hands-on, puis après ça, avoir un atelier live, puis leur expliquer, regarde, si tu vas là, tu fais ça, etc., ça va se propager.

Puis après ça, c'est l'effet d'entraînement nécessairement au-delà de cette introduction-là qui va se faire. Ça prend juste ça pour l'instant. Ce n'est pas juste d'en parler parce que les gens aiment ça. Ils veulent le voir, ils veulent le croire, ils veulent l'essayer aussi. Mais c'est exactement ça le plan.

Bêta, ateliers et comment contribuer

Dans le bêta, Steve, on a invité quatre types d'organisations à venir le tester pendant une ou deux semaines. Puis après, on fait un atelier avec eux pour voir est-ce que ce qui a été fait correspond à vos besoins. Si ce n'est pas le cas, qu'est-ce que vous souhaitez avoir dans une plateforme comme ça?

Parce que c'est important qu'on réponde aux besoins, comme le disait Jean-Luc tantôt. on doit être à l'écoute. Ce qui est complètement le contraire des startups. Startup, c'est je fais quelque chose, puis je me dis, moi, je suis le prochain chez des jobs, ça va marcher parce que je pense que ça marche, ça doit être ça.

C'est pas ça l'UX. L'UX, c'est je m'assois avec les gens, puis j'analyse les besoins, puis après ça, je conçois quelque chose qu'on a fait jusqu'à date, puis qu'on va continuer à faire. Ce qu'on a dedans, ça a l'air bien anodin, puis qu'on le voit pas souvent dans les sas, ou dans n'importe quel réseau social, c'est un bouton commentaire en haut.

Y a-tu un bug? Y a-tu quelque chose qui marche pas? On revient au crowdsourcing, on revient à aller demander au bon peuple. « Qu'est-ce qui n'a pas marché ? » Puis dites-moi-le, on le rentre dans la base donnée. Surtout qu'avec l'arrivée de l'IA, ça va être bien plus facile à analyser que ça l'était il y a quelques années.

Mais c'est des petites mesures comme ça qui font la différence entre un réseau ou n'importe quel site qui n'écoute pas et qui se dit « Moi, j'ai la vérité, puis je vais adapter. » Non, il faut être à l'écoute. Puis c'est super important. Si on dit qu'on est en train de concevoir quelque chose qui vient de la base, il faut l'écouter, la base.

C'est la logique de la coop. Les sociables, on cherche des amis, mais on cherche aussi des gens qui vont venir contribuer et qui croient à la mission pour venir nous aider à défaire ou faire cette vision-là. Pas besoin d'être quarante heures semaine. Vous avez cinq heures à venir nous voir.

Exact. Merci pour la vitrine, messieurs. C'est toujours agréable. Actuellement, on fonctionne par Discord principalement. On a un canal Discord qu'on discute ensemble. Ça va disparaître sous peu. On va changer le nom. Pour l'instant, on est là, mais on va transférer quand ils vont fonctionner.

On a des problèmes de DNS actuellement, ça va être réglé. La petite feature va apparaître. Ça s'en vient, mais pour l'instant, c'est ça. Tout le monde est invité. On a des sous-comités qu'on se rencontre chaque semaine. t'es là si tu peux, si t'es pas là si tu peux pas, puis c'est vraiment... C'est ça, fait que ça va être...

Le Discord sera dans les show notes, puis sinon, juste besoin d'écrire à moi, ou simplement au podcast, et on vous donnera les instructions. Merci messieurs, super le fun. Merci à vous. On avait des nouvelles. On en a fait un autre cette semaine. Steve, pour les nouvelles, je pense.

Oui, en même temps, les nouvelles sont là pour être lues aussi. Je voulais juste laisser le point suivant

Infrastructures essentielles sous attaque

que les infrastructures essentielles sont présentement quand même testées, sont vraiment sous attaque depuis deux semaines. Pas juste au Québec. Au Québec, on a eu l'histoire de Saint-Noël. Il y en a un autre qui n'est pas sorti publiquement, mais qui est en Ontario, même deux, en fait.

J'ai une rumeur qu'il y en aurait une quatrième au Québec aussi. Mais c'est loin de l'ampleur que les États-Unis prennent. Il y a au-dessus d'une quarantaine d'usines qui ont été frappées, soit par le groupe Cyber Av3ngers ou bien le groupe Handala. Deux groupes à connotation iranienne.

On peut faire la corrélation que c'est directement en lien avec les conflits au Moyen-Orient. Mais, et toujours bien, que j'ai bien aimé dans le New York Times, c'est un éveil à toutes ces années. que tout le monde le disait, il faut sécuriser les infrastructures essentielles, les contrôles industriels, et surtout, connecter un contrôle industriel qui n'a pas zéro sécurité dedans.

Il y a peut-être une architecture à faire, il y a une préparation. Quoi? Connecter des choses sur le web qui n'ont pas d'affaires, là? C'est mal, comme dirait Francis. En dernier lieu,

Desjardins héberge ses données chez un fournisseur américain

Jacques a commenté sur les Desjardins qui vont aller héberger des données financières chez un fournisseur américain. Je suis juste surpris un peu. Qu'est-ce qui manquait ici au Québec pour qu'ils puissent être hébergés ici, ces données-là, ou au Canada, du moins? C'est peut-être qu'on a parlé tantôt des lobbies, des choses du genre.

Peut-être, mais c'est ça qui serait intéressant à savoir. On ne le saura jamais parce que c'est de l'information propriétaire de l'entreprise. Mais on parlait de souveraineté des données, puis ça, ça en fait partie. Qu'est-ce qui nous manque? pour prévenir d'avoir ces données-là ici en sol canadien, en sol québécois?

Puis qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer la situation? Parce qu'on le sait très bien, il y en a quelques-uns qui déchirent leur chemise en public pour que ça se fasse. Mais qu'est-ce qu'on n'entend pas? Pourquoi ça n'arrive pas? Moi, c'est ça qui m'échappe un petit peu. Personnellement, moi, je pense qu'il y a un gros manque

Les nuages canadiens dont personne ne parle

de connaissances que les clouds existent au Canada, pas au Québec. Tu vois, mon application, je viens de la déployer sur un cloud canadien que je n'avais jamais entendu parler de ma vie. C'est quelqu'un qui me l'a référencé. C'est cent pour cent Canada. C'est une entreprise canadienne.

C'est un cloud du Québec. Ils sont à Montréal, Toronto et autres. Ils ont des places en Europe, mais leur headquarters, c'est Montréal, Ottawa, whatever, Canada. Jamais entendu parler de ça avant. Ça s'appelle Simnet, mais c'est du business to business. Oui. Fait que c'est sûr que quand tu te fais compétitionner Amazon, que tu ouvres un compte avec une carte de crédit, c'est différent.

Oui, oui, oui. C'est la facilité. Oui, mais c'est pas juste la facilité. L'approche US, l'approche Silicon Valley puis les VC, c'est la facilité intellectuelle. Oui, oui, j'entends la facilité intellectuelle. On ne se casse pas la tête. Ça vient d'ici, ce n'est pas bon. On avait même des développeurs au début de sociable qui disaient non, mais ça va être tellement plus facile.

Il y a des composantes sur Amazon qui vont nous faciliter le travail. Oui, mais on n'arrêtait pas de dire oui, puis on n'arrêtait pas de dire mais non, mais non, c'est contre-indiqué par rapport à ce qu'on veut faire. Pourquoi on irait sur Amazon maintenant? C'est exactement le contraire de ce qu'on essaie de faire.

Non, c'est ça. Mais tu as raison, la facilité est là-dedans. Mais cette facilité-là, c'est parce que tu n'as pas de connaissances sur les autres ou tu ne veux pas faire l'effort. Je ne veux pas. Facilité. Facilité. Non, non. Les options existent. Oui. Mais malheureusement, dans cette facilité-là, c'est du marketing.

Si je te dis, on s'en va sur un cloud, c'est quoi le premier mot que tu penses? Ce n'est pas une compagnie de Québec. C'est le mot AWS. Oui. C'est plate, mais c'est la première chose que tu vas penser parce qu'ils ont investi des milliards en maudit marketing. Le gars, il a mis cinq cents en pièces.

Ce n'est pas un même game. C'est partout. Ils sont sur les arrêts de bus partout. On s'en va là. Pensez-y. Quand vous développez quelque chose dans vos entreprises, gouvernement, ville, whatever, arrêtez d'aller dans nos Microsoft et autres de ce monde. Tout existe localement ou presque.

Si ça n'existe pas, dites-le. Il y a quelqu'un qui va faire la startup. C'est le temps. Ça va vite, l'épreuve de concept avec AI.

Outro

Merci tout le monde. On se revoit dans deux semaines ou avant si on se reparle de certains sujets. Ne lâchez pas. Allez voir les réseaux sociaux. Venez nous voir au Hackfest. Les inscriptions sont ouvertes. Merci tout le monde. Bye. Over and out. Oh shit, that's after. There you go.

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