Élections 2026 : aucun parti n'a de plan cyber

Élections 2026 : aucun parti n'a de plan cyber

Synopsis

Enregistré le soir de l’élection québécoise, cet épisode passe au crible ce que chaque parti promet en cybersécurité, en vie privée et en gouvernement numérique. Patrick présente l’analyse publiée sur elections2026.hackfest.ca : le PQ est le seul à proposer un organisme de cyberdéfense, alors que le MCN et le centre de cybersécurité existent déjà ; la CAQ met 14 M$ sur quatre ans contre la cybercriminalité, de quoi payer dix à quinze personnes pour tout le Québec ; le PLQ s’attaque aux échecs de type SAAQclic sans un mot de sécurité ; le PCQ arrive avec une trentaine de documents détaillés pendant que d’autres partis tiennent leur programme sur une page. Une fois mappées au NIST, les plateformes plafonnent à 7 sur 24, aucune ne parle de détection ni de reprise, et le Parti vert propose carrément le vote par Internet.

Francis ramène le débat sur les infrastructures critiques : quinze ans après les journalistes qui entraient dans les édifices d’Hydro-Québec, toujours aucune évaluation des menaces et risques sérieuse, pendant que des villes se font pirater. Il défend aussi l’idée que des plateformes qui changent en pleine campagne, c’est un problème d’intégrité des données. Le panel décortique la Loi 25 — que sept PME sur dix ne connaissent pas et qui ne dit rien sur le chiffrement —, le MCN qui mélange transformation numérique et cybersécurité, et le ministère de la Sécurité intérieure qui n’a finalement changé que de nom. Francis explique comment il intègre le security by design dans son cours de méthodologie de design en génie électrique, parce qu’un système optimisé à 100 % de son matériel n’a plus de place pour le chiffrement.

Côté IA, l’image du jour : on choisit la couleur du marbre du penthouse pendant que les fondations s’effritent. Personne ne parle de gestion des données, alors que c’est elle qui règle le problème. Richer rappelle qu’un LLM appelé à chaque requête donne une réponse différente : faites-lui écrire un script, testez-le, et il ne bouge plus. Détour par le vox pop de Guy Nantel et Platon sur la démocratie, puis Francis nous amène au Royaume-Uni, où le MI5 lance une rare alerte publique sur l’espionnage chinois dans les universités — un problème que le Canada connaît depuis trente ans.

On termine avec le comité fédéral sur l’IA, où personne n’a d’expérience en sécurité, en vie privée ni en gestion des données, puis avec SIFA à Santé Québec : un projet au rouge qui passe au vert après avoir réduit sa portée, augmenté son budget et repoussé sa fin à 2032. Et le panel ose ses prédictions pour le prochain ministre de la Sécurité intérieure.

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